Le Parisien a couvert l’une des sessions du Petit Marché Bio.

Retrouvez l’article de Charlotte Follana

« Trois associations ont lancé ce dimanche le premier petit marché bio de l’année. Près de 150 personnes sont venues remplir leur panier de fruits, légumes, confiture et miel à prix coûtant.

Les tambours résonnent dans le quartier sud d’Alfortville. A l’entrée du local de l’association SLIC réquisitionné pour l’occasion, il y a la queue. Les passants sont intrigués. « Pourquoi autant de monde attend devant la porte? », questionne une habitante du quartier, alors que des musiciens donnent le tempo. Le petit marché bio reprend du service. Après une première édition réussie en décembre, les bénévoles des associations ACA (association culturelle algérienne du Val-de-Marne), SLIC (sport loisirs intégration culture) et la Cour Cyclette, accompagnés des volontaires en service civique d’Unis Cité et de J’aime le Vert ont donné rendez-vous aux habitants. Et ils ne s’y sont pas trompés, c’est à nouveau un véritable succès.

Des pâtisseries et du vin chaud sont proposés gratuitement à l’accueil. Une odeur de pain chatouille les narines avec le four à bois disposé à l’entrée. « On souhaite construire ensemble un espace chaleureux et de partage où les gens peuvent s’investir avec nous », souligne Noëlla Mylondo, coordinatrice à la Cour Cyclette.

Une tonne et demie de marchandises

A l’intérieur, des fruits, légumes, crème de marrons, miel, lentilles, œufs remplissent les étalages. Pour éviter les bousculades, les habitants disposent d’une liste avec les produits sur laquelle ils inscrivent la quantité souhaitée. Le système est bien rodé. Jilla habituée à fréquenter la boutique bio près de la mairie, repart d’ici avec une facture moindre. « J’ai découvert un marché solidaire à prix coûtant », sourit-elle, après avoir acheté des poires, poireaux et potimarrons.

La commande d’une tonne et demie de marchandises vient tout droit du Pas-de-Calais. Les 200 g de mâche valent par exemple 2,10 € contre 3 € ou plus en magasin. Les bénévoles s’activent car après 2 heures d’activité, le marché ne désemplit pas. Près de 150 personnes sont venues y faire leurs courses. « L’idée est d’organiser un marché par mois », déclare Noëlla Mylondo. »